Archives mensuelles : août 2011

Le petit guide illustré du commoniste: prendre des photos

Commons, c’est la médiathèque sous licence libre des projets Wikimédia, elle permet entre autre de fournir des milliers d’illustrations sous licence libre pour Wikipédia, Wikipsecies, Wikinews, etc. L’une des façons de contribuer à ce projet est d’y publier des photos sous licence libre, lais cela demande plus de travail que de publier une photo sur flickr ou picassa. Je vais décrire dans ce billet les étapes principales que j’essaye de suivre quand je vais faire des photos pour commons.

La préparation

Il faut se préparer, c’est à dire savoir où on va, avec quel matériel: par exemple, si vous allez dans un musée, sachez que généralement les conditions de lumières sont mauvaises et que vous ne pourrez pas utiliser de trépieds ou de monopode; dans d’autres conditions, un smartphone peut faire des miracles. J’essaye donc de :

  •  choisir le matériel photo disponible le plus adapté (téléobjectif pour le sport, objectif lumineux pour les musées, pieds pour les photos de nuits) ;
  • avoir si possible de la documentation sur mon sujet (prendre en photo les notices des musées, acheter le livre des collections) ce qui permettra de documenter les photos ;
  • avoir un ordinateur pour envoyer les photos sur commons.
Préparation pour prendre des photos à Nancy

Matériel pour prendre des photos à Nancy (Crédit photo CC/PierreSelim)

Une fois prêt, il faut faire les photos, puis regarder et trier ce que l’on peut envoyer.

N’oubliez pas, faites des photos de sujets qui vous intéressent, ce n’est pas votre boulot, ce n’est pas une corvée. Généralement je fais des photos de rugby, de monuments historique à Toulouse (ou ailleurs) ou d’oiseau parce que j’aime bien!

Benjamin Boyet tente une pénalité pour l'Aviron Bayonnais

Benjamin Boyet tente une pénalité pour l'Aviron Bayonnais (Crédit photo CC/PierreSelim)

Identification

L’identification du sujet est une des choses les plus importantes; si on parle d’une œuvre d’art (peinture, statue, bâtiment, etc.), cela va vous permettre de savoir si vous avez le droit de publier la photo sous licence Creative Commons par exemple si l’auteur est mort depuis plus de 70 ans.

L’identification doit être la plus précise possible pour être que la photo soit le plus facilement possible réutilisable sur les autres projets wikimédia. Par exemple, lorsque je prends un chien en photo, (voir çi dessous), si je ne spécifie pas sa race, la photo ne sera pas facile à insérer dans article. Alors que là, comme on sait que c’est un Bearded Collie la photo peut maintenant illustrer l’article sur le Bearded Collie dans plusieurs version de Wikipédia.

Bearded collie avec une corde

Bearded collie avec une corde (Crédit photo CC/PierreSelim)

En résumé

Faire des photos pour commons c’est (presque) simple, il faut:

  • Savoir ce que l’on veut prendre en photo,  ce que l’on va prendre en photo ou ce que l’on a pris en photo pour pouvoir le décrire: c’est la partie recherche/culture qui peut être longue mais très enrichissante.
  • Faire les photos et s’amuser
  • Publier les photos (choisir la licence ou le contrat de publication) et décrire précisément ces photos: c’est la partie certainement la moins fun.

Après chacun fait comme il le souhaite, mais n’oubliez pas, plus vous êtes précis sur les descriptions plus c’est réutilisable.

L’effet assommoir

Malgré ce que l’on peut lire à droite ou gauche, on trouve des articles intéressants et de qualité sur Wikipédia. Il y a même un processus de relecture et d’attribution de label (bon article ou BA et article de qualité ou AdQ) qui peuvent être aussi retirés selon les évolutions de l’article. A force de répéter que sur Wikipédia on ne trouvait pas d’article fiable et de qualité, les utilisateurs ont répondu en renforçant les règles pour les attributions de ses labels: les articles sont de plus en plus approfondis, et avec de plus en plus de références. Au final on se retrouve avec de très gros articles très détaillés sur des notions assez large. C’est très enrichissant à lire, et généralement on peut y apprendre ou découvrir un grand nombre de notions ou de savoirs.

Chouette des livres que je n'avais pas lu! (crédit photo - CC/William Hoiles)

Le problème vient plus de l’organisation de ces connaissances sur Wikipédia. Les AdQ sont souvent très détaillés, avec de nombreuses sources (généralement pas loin de la centaine si ce n’est plus): on tombe sur l’effet assommoir, on s’arrête souvent avant d’avoir fini de lire. Un bon indicateur du problème selon moi est le nombre de sources (références) utilisé dans un article.

Ah ouais faut lire tout ça ?!

ça en fait beaucoup à lire (crédit photo - CC/Lienhard Schulz)

Si je mets en moyenne 1 minute à retrouver une source et à la lire (ce qui est extrêmement rapide pour retrouver un livre, une coupure de presse et lire une page ou plusieurs pages), je passe environ plus d’une heure trente à lire et rechercher les références. Quand on écrit, trop souvent on ne pense pas au lecteur (moi le premier), et c’est dommage.

Alors docteur c’est foutu ? Bien sûr que non! La force de Wikipédia reste l’évolution des articles, à nous contributeurs de trouver le bon grain et de séparer les notions en articles plus court, quitte à avoir des articles généraux qui lient les différentes notions détaillées entre elles. Les bases sont déjà écrites, il manque souvent juste d’un peu d’organisation et peut-être d’une réflexion sur les règles des labels.

PS: Voilà, les deux articles cités, ne sont pas mauvais, ils peuvent juste encore s’améliorer en étant scindés. Je préférais citer des articles du projet rugby que j’apprécie fortement.